07/05/2007
Atelier photographie
"Les lumières du printemps" ...Une nouvelle date : le dimanche 13 mai, au Village des Arts et Métiers à OCTON...Photographier, c'est "écrire avec la lumière"...composons nos images avec la lumière ! Images noir & blanc, et images couleurs, dans le paysage et dans des compositions...
23:40 Publié dans Calendrier A&N | Lien permanent | Commentaires (0)
04/05/2007
ART PAGE Salon du livre d'artiste
Un salon réussi, des éditeurs, des artistes, et de belles oeuvres: gravures, estampes, livres d'artistes, peintures, photographie...Art et Nature y exposait deux livres d'artistes de Joëlle JOURDAN.
"Sur les chemins du Salagou" réalisé sur un texte de Abderrahmane DJELFAOUI -poète algérien. Une autre vision de ces terres rouges, qui nous sont familières mais à redécouvrir sans cesse ! Joêlle JOURDAN a volontairement choisi le noir & blanc pour que les mots du poète et ses propres images trouvent une harmonie. Peut-être aussi pour mieux révéler la poésie des images -libérées de la tyranie de la couleur : le rouge de la terre, le bleu du ciel, si souvent mis en images par les photographes ! Un public sensible aux mots du poète, aux images de la photographe, à la rencontre des deux expressions...
"Entre Terre et Mer" textes et photographies de Joëlle JOURDAN. Des mots simples, qui révèlent une nouvelle fois l'intimité entre la photograhe et la nature...
Un public touché par cette vision de la nature qui se livrait au travers des oeuvres exposées, livres et photographies. Des rencontres avec des artistes, dessinant de nouveaux projets ...
(photographie de Julie DARDE)
12:20 Publié dans Expositions | Lien permanent | Commentaires (0)
30/04/2007
Pentes pierreuses
J’emprunte le chemin qui serpente depuis le pont -côté gard- et nous élève au-dessus du village, au-dessus du Cirque…Un chemin de pierres qui sonnent sous les pas. Le Cirque se dessine, pentes pierreuses embrassant l’ancien méandre occupé par les bonnes terres, sa colline centrale jadis contournée par la rivière, le pont de pierres sur La Vis et le village aux maisons souvent accrochées sur la roche. Peu à peu l’horizon s’ouvre sur les gorges profondes et sinueuses.
Les genêts, les aubépines, les jasmins sauvages sont en fleurs, les boutons des chèvrefeuilles prêts à éclore, déjà odorants. Les pistachiers térébinthes sont parés de jeunes feuilles et de grappes de boutons floraux. Les chênes verts, les buis ont leurs jeunes pousses vert clair aux extrémités des rameaux. Les chênes blancs, les érables de Montpellier sont en feuilles.
Dans ces taillis d’arbrisseaux, d’arbustes, et de buissons, chantent les fauvettes passerinettes. Tout au long du chemin les territoires se dessinent avec les chants. Les fauvettes sont assez mobiles, et apparaissent à découvert quelques instants, le temps d’admirer l’artiste dans son tour de chant ! La végétation basse et buissonnante sécurise les oiseaux, et permet une observation à faible distance : le mâle chante d’un buisson, d’un arbre bas ou en vol nuptial !-. Des pinsons chantent aussi sans se découvrir. Un couple de mésange huppée se presse autour d’un arbre mort, allant et venant. Elles ont élu domicile dans un des logements creusés, puis abandonnés, par le pic : un trou bien rond ! J’écourte mon observation pour ne pas déranger la petite famille -la mésange huppée est présente dans les bois de conifères. Sur ces pentes pierreuses, ici et là, se trouvent quelques pins noirs et quelques cèdres de l’atlas.
NB : La fauvette passerinette mâle est gris cendré dessus, orange terne à ocre rougeâtre sombre sur la gorge et la poitrine. Cercle orbital rouge, moustache blanche. Le chant est un gazouillis continu de fauvette, rapide et râpeux., avec des passages clairs et parfois flûtés…extrait de LARS JONSSON
16:50 Publié dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0)
24/04/2007
Kenneth WHITE et le paysage
"La discipline du paysage n’a rien à voir avec « la simple promenade agréable avant le déjeuner »…
Mais la discipline du paysage consiste justement à tirer le meilleur parti possible d’un endroit, quel qu’il soit : on se doit de traquer les moindres beautés avec la patience et l’ardeur d’un botaniste à la recherche de la plante rare. Et cette discipline implique plus d’éléments encore –il ne s’agit pas seulement de patiente recherche, mais de travail sur soi. Etant donné que les pensées affectent le paysage autant que le paysage les affecte, puisque nous voyons tout à travers nos humeurs comme des lunettes de différents couleurs, il faut pour avoir des images claires, travailler ses humeurs et sa pensée. Cela se fait, non pas forcément par un labeur rigoureux, ni par un effort de réflexion, ni par une auto-analyse, mais par une ouverture progressive : il faut savoir s’ouvrir au paysage. Le voyage peut être un processus d’ouverture." Extrait de "Le chemin des crêtes de Kenneth WHITE"
Le voyage ou la promenade, "un processus d'ouverture" dit Kenneth WHITE, lorsque nous acceptons de "traquer" les moindres beautés du paysage -de révéler dans le même temps nos beautés intérieures ?!- Que sont les beautés d'un paysage ? On pourrait en parler longuement...
Art & Nature vous invite à partager cette "traque" lors des promenades photographiques, ou promenades nature, qu'elle vous propose. Se mettre à l'écoute de ce qui vibre en soi au contact du paysage...puis cueillir les images !!! ...Promenades organisées dans les paysages des Causses, du Cirque de Navacelles ou du Bassin du Salagou...Des paysages à l'empreinte minérale forte : celle de la pierre et de l'eau ! -Qui n'est pas ravi -au sens premier du mot "emporté de force"!- de trouver, nichée au coeur du Causse dans le Cirque de Navacelles, une rivière comme La Vis ? Qui est indifférent à la présence du Lac du Salagou au beau milieu des ruffes -rouges comme les terres cuites ?! Des paysages qui nous interpellent au plus profond de nous, et exigent de nous une réponse claire !
13:30 Publié dans Nature, Photographie | Lien permanent | Commentaires (0)
22/04/2007
Le printemps avance
Chardonneret, merle noir, troglodyte, pinson, rossignol ( le voilà de retour !), fauvette à tête noire, ils chantent ! Mais aussi ils vaquent à leurs petites occupations : prélever un insecte dans un bouquet de jeunes feuilles ou de fleurs, s’épouiller, ou s’ébouriffer pour remettre de l’ordre dans le plumage ?! … Ce matin je me « régale les yeux » à regarder les chanteurs dans mes jumelles : le troglodyte ouvre grand son bec, long et fin ; avec sa queue relevée, il a une silhouette qu’on ne peux oublier ! Même le rossignol se montre à découvert ! Tous les arbres n’ont pas mis leurs feuilles, l’observation est encore aisée pour quelques jours…Gorge claire, ventre gris, dos et queue roux, il chante comme chante un rossignol : à pleine voix !
Le soleil s’enfonce dans la vallée, éveillant les pentes peu à peu, il ne tardera pas à caresser la cime des arbres de ses doigts de lumière. Et rejoindra la rivière…Le voilà au-dessus de la falaise : un soleil déjà blanc ! -bienfaisante lumière qui n’a mis que huit minutes, pour parcourir la distance qui sépare le soleil de la terre …
J’aime ainsi m’immerger dans les sons, dans les images -Observateur immobile et patient- Etre observée aussi, les oiseaux sont curieux et nous rendent souvent une petite visite..-Voir de mes yeux l’oiseau tout proche est toujours une grande récompense à l’attente, un grand bonheur !
Près de la rivière, les jeunes feuillages vert tendre jouent plus de la transparence, que de la brillance…Pour dire la rivière, il faut des sons, ceux de l’eau qui cascade sur les pierres, c’est le premier indice de sa présence. Il faut aussi la fraîcheur de l’air qui se perçoit quand on s’approche. Puis la rivière s’offre à la vue : pure et cristalline, à la couleur changeante selon la lumière, selon la saison…parfois il y a une harmonie parfaite entre l’eau et les berges, dans des vert bleus –couleurs des saules- ou des vert jaunes comme les noisetiers…Pour dire la rivière il y a aussi les parfums. Des senteurs qui me sont familières.
Je n’ai pas entendu ce matin les coups répétés du pic épeiche. A-t-il abandonné le vieux peuplier aux branches mortes qui résonnaient comme un tambour ! Les récents travaux d’aménagement du forage l’ont-il forcé à chercher un nouvel arbre pour son nid ?
Près de la rivière chante la mésange bleue. Un grimpereau visite un jeune aulne…Le rouge gorge égrène quelques phrases…Le printemps a paré le hêtre d’un bel habit de verdure. Ses jeunes feuilles frémissent sous le vent léger, mais ne bruissent pas encore…
00:05 Publié dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0)