22.11.2009

Aux couleurs de l'automne

La nature a donné ses fruits. Trop plein de l’été.

Et elle se met au repos. Les arbres perdent leurs feuilles qui fertiliseront le sol.

La nature se prépare à l’hiver, à la survie.

     mais aussi et déjà au renouveau du printemps, quand les graines, les bulbes, les jeunes pousses lèveront sur une terre renouvelée !

 

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Ces feuilles ont été récoltées à Navacelles, sur les chemins pierreux des pentes: chêne blanc, pistachier térébinthe, érable de Montpellier, cerisier de sainte-Lucie
 et au bord de la rivière:  châtaignier, peuplier, hêtSe, noisetier, tilleul, érable champêtre
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et aussi dans le verger : pommier, poirier, prunier...
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20.11.2009

Derniers beaux jours

Sur les chemins de Navacelles -sur le versant ensoleillé, quelques rencontres de fin d'automne...

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Les températures sont encore douces, et quelques insectes, papillons, sauterelles, libellules se chauffent sur les pierres...
Extrait de "Journal Nature 2009" de Joëlle Jourdan

 

17.11.2009

Automne dans mon jardin

Le rouge gorge s'est installé pour l'hiver dans mon jardin.

Réveillée ce matin, aux premières lueurs de l'aube par la mélodie flûtée du rouge gorge, j'écoute les notes égrenées avec lenteur et ciselées par le silence.

Chante-t-il pour marquer son territoire, comme au printemps au moment de la reproduction ? La réponse à la question formulée dans mon demi sommeil ne tarde pas à venir...Le chant mélodieux se transforme brusquement en cris d'avertissements...Et ces cris répondent à ceux d'un intrus qui se présente ...aux portes du territoire sans aucun doute !

Les deux oiseaux se toisent de la voix longuement. l'intrus se rapproche malgré l'avertissement, il provoque et cherche le point faible, le passage ! Mais les cris du premier deviennent de plus en plus secs et appuyés...Il ne cédera pas, et de la voix éloignera son congénère.

Acceptant sa défaite et renonçant à ses velléités, celui qui venait d'être repoussé s'installe à bonne hauteur dans un peuplier, et entonne son chant. Il n'agrandira pas son territoire, mais conservera le sien : le jardin voisin !

Témoin de la confrontation une mésange bleue chante à son tour.

Les bruits de la ville remplaceront bientôt les chants des oiseaux....

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Extrait de "Journal nature 2009" de Joëlle Jourdan

 

22.10.2009

Eaux de Pâques

C'est l'automne et il pleut à Navacelles...
Il pleuvait aussi à ce moment-là: des photos du printemps 2009 prises par pmd !

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15.10.2009

L'homme citadin

L’homme du XXI ie siècle, est citadin. Il habite de grandes tours -ou de grands bidonvilles- dans des mégapoles où le béton règne en maître.

Pourra-t-il vivre, en harmonie avec lui-même et avec les autres au sein de ces cités ?

Ou devra-il réinventer une vie rurale ?

L’homme a peur de la nature qui éveille des fantasmes venus du fond des âges !

L’homme a peur de lui-même rencontré au cœur du silence et de la solitude d'une nature "sauvage" !

L’homme a oublié les gestes premiers qui lui ont permis de vivre durant si longtemps, quand il devait lutter contre les éléments, ou pactiser avec eux …

Dans la cité l’homme lutte contre l'homme ! 

 

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Le pont sur La Vis à Navacelles
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Extrait de "Journal Nature 2009" de Joëlle Jourdan

 

02.09.2009

Le loir

à Navacelles...

Le chant du rouge queue est plus timide qu’au printemps, un peu mélancolique…Les belles lumières de la fin de l’été -vent du nord et ciel bleu intense- cisèlent les falaises escarpées.

La rivière coule indifférente au temps qui passe. Les touristes ont quitté le site. C’est la rentrée des classes…

 

Le loir s’approche des maisons où il cherche un abri pour sa longue hibernation …Immobile sur le mur de la grange, dans l’ombre, gris sur la pierre grise, il aurait pu passer inaperçu ! Sa belle queue fournie l’a trahi…

Le loir visite grenier et logements laissant des traces de son passage comme les noix évidées en forme de bague ! Ou parfois quelques trous dans vêtements ou couverture dont la laine tapissera le fond de son nid ! …

 

Extrait d e "Journal Nature 2009"de Joëlle Jourdan

24.08.2009

Une nuit à la belle étoile

Sur le plateau du larzac...

Allongée sur le sol aplani d’un pâturage, le regard tourné vers le ciel étoilé d’un noir dense, j’apprivoise la nuit…

Parfum de terre et d’herbes encore chaudes. Bruissements d’insectes familiers. Brise tiède caressante, qui disent l’été…

Silence profond. La nuit minérale du causse a effacé toute trace de vie humaine comme la vague égalise le sable .

La profondeur du ciel m’envoûte. Des étoiles filantes – rais de lumière plus vives – happent mon regard... Je m’endors.

Jupiter, la Grande Ourse, la Voie Lactée poursuivent leur course vers l’ouest. Le grand manège m’emporte. Je m’abandonne à la nuit…

Au petit matin une fine rosée se dépose, fraîcheur bienveillante. les étoiles s'effacent dans la clarté de l'aube. Puis la montagne de la séranne, à l'est, se teinte de rose et d'orangé.

Et le soleil apparaît. Il réveille les ombres des arbres sur la terre dénudée par l'été, et les oiseaux plus discrets à cette saison.

Le corps reposé, le cœur agrandi je suis du regard le ballet matinal des hirondelles. Rasant le sol d’où s’élèvent les premiers insectes, elles semblent nullement dérangées par ma présence.

Remplie de gratitude envers la vie  j’accueille le jour nouveau…

 

Extrait de « Journal Nature 2009 » de Joëlle Jourdan

21.07.2009

Balade au fil des mots

Dans le cadre de l'exposition "Partage des eaux", au Cirque de Navacelles

le dimanche 9 août 2009 de 15h à 18h...

(gratuit, départ de l'église)

Avec Anne Hillebrand   

 En remontant le lit de la rivière….une ballade ! Flots de mots. Puis silence. Ecriture-graphie au fil des mots. Traces secrètes. Ephémères. Offertes. Au fil des flots. Ronde de mots. Ronds dans l’eau. Rondeaux….

 

 

 

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Associations QUEL'ART et ART & NATURE

25.06.2009

Couleuvre vipérine

à Navacelles

M'approchant de la rivière, je découvre parmi les galets, tout près de la berge, une jeune couleuvre vipérine...Elle tient fermement un poisson - un vairon peut-être- et s'immobile à ma vue...Je m'immobilise à mon tour; je peux avoir beaucoup de patience lorsqu'il s'agit d'observer un animal dans son comportement naturel...

Après un long moment d'immobilité et d'observation mutuelle la couleuvre cherche à se dissimuler sous une pierre, mais ne peut y faire disparaître la totalité de son corps, et encore moins le poisson qui semble inerte et difficile à déplacer ! L'eau est peu profonde à cet endroit, et il n'y a pas de courant. Renonçant à son projet, la couleuvre tente alors une autre aventure ! Des contorsions de son corps souple et capable de prendre appui sur la moindre aspérité de la roche, lui permettent de s'élever au-dessus de l'eau, et de s'ancrer dans la mousse humide...elle explore ainsi la partie émergée de la pierre avec l'arrière de son corps, seuls restent encore dans l'eau sa tête, et le poisson toujours maintenu par les mâchoires à la prise ferme !

La couleuvre essaye maintenant de tirer hors de l'eau le poisson. Toujours inerte, et abandonné entièrement à son bon vouloir, il se fait lourd ! Malgré la contraction de tous ses muscles, et plusieurs essais, la couleuvre n'y parvient pas ! C'est alors qu'elle s'apprête à changer sa prise pour que le poisson initialement tenu perpendiculairement à son corps soit à présent dans le prolongement de celui-ci...Elle desserre sa prise pour la prendre par la nageoire caudale, mais le poisson qui paraissait vraiment mort n'attendait que cela pour s'échapper promptement ! Agile et rapide, il s'éloigne pour s'immobiliser en amont sur une pierre plate - il devra se remettre de sa frayeur !!

La couleuvre ne renoncera pas tout de suite à la poursuite de sa proie, elle la cherchera, en percevra l'odeur par endroits, tentera d'en retrouver la trace...sans y parvenir, puis reviendra vers la berge...

J'ai été surprise, dans cette observation, par l'inertie totale du poisson qui se savait pris, et par sa vivacité à saisir le moment favorable à sa fuite...
Devons-nous de la même façon cesser de lutter lorsque la situation paraît sans issue, et garder notre énergie pour rebondir, fuir, le moment venu ...Bien souvent nous nous épuisons dans la lutte ! Une belle leçon de vie ?!

Extrait de "Journal Nature 2009" de Joëlle Jourdan

 

 

05.06.2009

Henry-David Thoreau

Journal 1837-1861, présenté par Kenneth White
Septembre 1839
"La nature ne se hâte jamais, ses révolutions suivent un cours régulier. Le bourgeon se gonfle imperceptiblement, sans hâte ni désordre, comme si les courtes journées de printemps étaient une éternité. Chacune de ses opérations semble, sur le moment, le seul objet pour lequel toutes choses sont différées. Pourquoi donc l'homme se hâterait-il, comme s'il avait moins que l'éternité pour accomplir l'action la plus petite ? Qu'il mette des siècles, s'il le faut, pour bien faire la tâche la plus humble...Si le soleil couchant parait le presser de mettre le jour à profit tant qu'il dure, le chant du grillon, au rythme égal qu'il eut toujours, ne manque point de le rassurer et lui enseigner à prendre son temps désormais." Henry David Thoreau
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