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30/03/2017

Le concert du printemps 2017

Sur le sentier qui longe la rivière, et sous le couvert de la végétation en pleine effervescence !

 

Les mésanges charbonnières, mésanges bleues, mésanges à longue queue, le rouge gorge familier, le troglodyte mignon, le pinson des arbres,

mais aussi le pouillot véloce et la fauvette à tête noire, ils sont tous là ceux qui ont survécu à l'hiver, et ceux qui ont rejoint nos latitudes assez tôt dans la saison

et ils chantent dans les arbres ou les fourrés; dans l'épaisseur d'un feuillage persistant ou sur les hautes branches d'une arbre encore dénudé dont les bourgeons viennent de libérer un bouquet de jeunes feuilles vert tendre.

Se joindront à eux tous ceux qui nous reviennent de l'autre côté de la Méditerranée. Dans les pentes, la fauvette passerinette dont le chant se mêlera à celui de la fauvette pitchou, l'engoulevent d'Europe, et dans les fourrés du bord de l'eau, le rossignol philomèle.

 

Une belle lumière ce matin, au-dessus de la rivière et sur sa plage de galets. Le chant cristallin d'une fauvette à tête noire retient mon attention, je la cherche des yeux dans les branchages d'un tilleul, et dans le contre-jour, m'apparaissent alors mille flammèches suspendues aux rameaux. Je reste longtemps dans cette immobilité silencieuse et contemplative, et je deviens tour à tour fauvette, arbre dressé, ramure ciselée comme une oeuvre d'orfèvre, flammes dansant dans la lumière. Mes yeux s'agrandissent et s'abreuvent à cette lumière !

 

Nous allons si souvent, sur les chemins -et dans nos vies- trop vite, et sans voir toute cette beauté !

 

 

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