04/05/2007
ART PAGE Salon du livre d'artiste
Un salon réussi, des éditeurs, des artistes, et de belles oeuvres: gravures, estampes, livres d'artistes, peintures, photographie...Art et Nature y exposait deux livres d'artistes de Joëlle JOURDAN.
"Sur les chemins du Salagou" réalisé sur un texte de Abderrahmane DJELFAOUI -poète algérien. Une autre vision de ces terres rouges, qui nous sont familières mais à redécouvrir sans cesse ! Joêlle JOURDAN a volontairement choisi le noir & blanc pour que les mots du poète et ses propres images trouvent une harmonie. Peut-être aussi pour mieux révéler la poésie des images -libérées de la tyranie de la couleur : le rouge de la terre, le bleu du ciel, si souvent mis en images par les photographes ! Un public sensible aux mots du poète, aux images de la photographe, à la rencontre des deux expressions...
"Entre Terre et Mer" textes et photographies de Joëlle JOURDAN. Des mots simples, qui révèlent une nouvelle fois l'intimité entre la photograhe et la nature...
Un public touché par cette vision de la nature qui se livrait au travers des oeuvres exposées, livres et photographies. Des rencontres avec des artistes, dessinant de nouveaux projets ...
(photographie de Julie DARDE)
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30/04/2007
Pentes pierreuses
J’emprunte le chemin qui serpente depuis le pont -côté gard- et nous élève au-dessus du village, au-dessus du Cirque…Un chemin de pierres qui sonnent sous les pas. Le Cirque se dessine, pentes pierreuses embrassant l’ancien méandre occupé par les bonnes terres, sa colline centrale jadis contournée par la rivière, le pont de pierres sur La Vis et le village aux maisons souvent accrochées sur la roche. Peu à peu l’horizon s’ouvre sur les gorges profondes et sinueuses.
Les genêts, les aubépines, les jasmins sauvages sont en fleurs, les boutons des chèvrefeuilles prêts à éclore, déjà odorants. Les pistachiers térébinthes sont parés de jeunes feuilles et de grappes de boutons floraux. Les chênes verts, les buis ont leurs jeunes pousses vert clair aux extrémités des rameaux. Les chênes blancs, les érables de Montpellier sont en feuilles.
Dans ces taillis d’arbrisseaux, d’arbustes, et de buissons, chantent les fauvettes passerinettes. Tout au long du chemin les territoires se dessinent avec les chants. Les fauvettes sont assez mobiles, et apparaissent à découvert quelques instants, le temps d’admirer l’artiste dans son tour de chant ! La végétation basse et buissonnante sécurise les oiseaux, et permet une observation à faible distance : le mâle chante d’un buisson, d’un arbre bas ou en vol nuptial !-. Des pinsons chantent aussi sans se découvrir. Un couple de mésange huppée se presse autour d’un arbre mort, allant et venant. Elles ont élu domicile dans un des logements creusés, puis abandonnés, par le pic : un trou bien rond ! J’écourte mon observation pour ne pas déranger la petite famille -la mésange huppée est présente dans les bois de conifères. Sur ces pentes pierreuses, ici et là, se trouvent quelques pins noirs et quelques cèdres de l’atlas.
NB : La fauvette passerinette mâle est gris cendré dessus, orange terne à ocre rougeâtre sombre sur la gorge et la poitrine. Cercle orbital rouge, moustache blanche. Le chant est un gazouillis continu de fauvette, rapide et râpeux., avec des passages clairs et parfois flûtés…extrait de LARS JONSSON
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